Rencontre #3 : Tempérament et fraîcheur d’esprit : le goût d’Aurélie

CopperBay - Aurélie Panhelleux ©Matthieu Joffres

Aurélie Panhelleux, cofondatrice et barmaid du Bar le CopperBay à Paris, a rencontré Benjamin Kuentz il y a 10 ans lors d’une compétition de cocktails organisée par la marque pour laquelle Benjamin Kuentz travaillait alors. Elle livre son regard sur la jeune Maison et ses whiskies. Confessions libres d’une passionnée des Single Malt.

Qu’est-ce qui vous séduit dans la démarche de la Maison Benjamin Kuentz ?
C’est, à ma connaissance, assez rare de consulter des barmen ou barmaids avant de créer une marque de whisky. Benjamin Kuentz a beaucoup écouté et discuté avec nous autres, professionnels au contact des consommateurs, aussi parce qu’il avait à cœur de proposer une approche et une vision plus accessibles de ce spiritueux. L’écoute, c’est primordial dans notre métier. Quand on crée un cocktail, on essaie de répondre à une envie, une humeur, un moment. Je pense que les whiskies de Benjamin lui ressemblent, lui qui aime aller à la rencontre des gens et partager de belles histoires. Chacun de ses whiskies témoigne d’une aventure et d’un coup de cœur humain.

Ce que cette Maison d’édition de whiskies apporte de nouveau dans l’univers ?
Outre ce mode de conception et d’élaboration des whiskies, qui sont toujours des co-créations, le packaging et le nom même des whiskies de la Maison, sont très imagés, donnant un avant-goût très clair, très évocateur de la promesse de chaque jus. Le marché français est très fort pour les Blends, moins pour les Single Malts. Mais avec l’essor des bars à cocktails ces dernières années, les consommateurs ont développé une vraie curiosité autour des spiritueux. Ils ont besoin de se raccrocher à des choses qu’ils comprennent, d’où la nécessité de whiskies qui se racontent, comme ceux de la Maison Kuentz. Et puis, j’ajouterai que cela correspond aussi à une envie du moment, celle de consommer local et d’orienter ses choix vers de petits acteurs, dans une recherche de nouveauté et de qualité.

Quelles sont vos impressions sur les premiers whiskies édités ?
D’abord, ils ont des personnalités bien distinctes et marquées. Si (D’) Un Verre Printanier est à l’évidence, léger et végétal, et peut être un whisky d’initiation, il est aussi parfait à la mi-journée ou à consommer dans l’après-midi. Fin de Partie a une grande typicité whisky. Très droit et boisé, il se déguste plus volontiers en fin de soirée, c’est un whisky de détente. Quant au prochain whisky à naître, Le Guip, un whisky breton, comme moi, il permet de découvrir un nouveau terroir. Il est moins rond et possède une vraie minéralité. La proposition de la maison est donc large et invite à la découverte, il y en a pour tous les palais !

Et si vous deviez créer avec Benjamin Kuentz un whisky à l’image de votre rencontre ?
Ah, alors disons que ce serait un jus plein de tempérament. Quand je mange, quand je bois et dans mes relations, j’aime le caractère, ce qui est marqué. Mais ce whisky serait aussi un spiritueux qui se boit entre copains, dans un esprit de franche rigolade, parce que c’est aussi ce qui me lie à Benjamin. Fun et plein de tempérament donc !